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"l'été selon Delphine "

Armelle Le Golvan

Armelle 72im

DERNIER NÉ  

LE G

DE K.Von GELLA

Couv le g 300 dpi

 

ILLUSTRATION ARMELLE LE GOLVAN

Diapositive1 12

 

 

 

 

 

 

 C'est quelques temps plus tard qu'il est parti Birdman. Sans attendre d'autres volées. Soucieux, de sa vie, de sa santé mentale déjà bien entamée par les chocs. Il m'a même pas averti, l'ingrat . Il a fait ça en catimini à la faveur d'une nuit sans drame. Sans orage. J’étais pas là. j'ai tout su, après . Comme un voleur il m'a lâché avec Clément pour seul horizon et la Bardot en blouse de nurse.  La blèdine du dernier né bouillait dans la casserole  et j’etais seul à finir les vaisselles, ensuite. Dans mes étés fourrés d'ennuis. J'errais dans les parcs vers les bassins des otaries poisseuses. Cà refluait le poisson. Luisantes comme les anguilles Y avait des musiques dans l'air  , des trucs californiens,  de chez nous . Birdy m'avait abandonné  . Plus de filles dans la cour . C'est lui qui m'ouvrait les portes sur les filles. En jeans; longues allongées dans les concerts, là où il m'embarquait des soirs. En cachette. Des brunes empêtrées dans ses jambes. Grandes effilées, longues comme des femmes. Par terre. Avec un chanteur folk tout seul sur scène, le banjo, dzing, dong , crécelle! J’écoutais un peu . J'essayais surtout de rester prés d’eux. En toucher une. Des yeux.  Qu’elle vienne, s’emmêler. Mais Birdy les attirait toutes . Je sais pas . Comme ça . Elles s’agglutinaient. La voix surement. La taille ça  les impressionnait. Les grands yeux noirs. Cheveux lisses et noirs comme ses yeux . La peau, le teint espagnol, reçu des aïeux. Il les happait toutes.  Un amas, là-bas, trop loin. J’appelais. plus de réponse. Loin  il disparut , englouti sous les corps , noyé dans les sirènes, lascives.

 La fumée s’épaissit au fil des heures . Ils n'ont plus de formes . Loin . Les ombres . Le banjo cling clong , les cuillers  qui battent le rythme . La fumée de plus en plus moite , lourde, verte . Les cuisses, les chevelures . Le sol chaud d'été . On parlait plus le même langage . Deja ils s'en allaient, adultes , passés dans l'autre monde . Je restais à la fin de  nuit . Avec eux autour,  loin, dans leurs amas de caresses ., peaux nues   engoncées dans les manteaux afghans. Combien d'elles avec lui, ils étaient trop loin . Disparu  j'ai rien vu . Pas  compté ! Une est venue ,  délaissée . On a tenté la même langue mais elle a vite compris que j’étais pas encore prêt pour le rôle. Elle,  trop longue pour moi . Une de celles que je n'ai jamais plus côtoyer  apres . Birdy parti  j'ai gardé la raison , la raison raisonnable du dépit . J'ai essayé de porter leurs bijoux . De m'inventer les mêmes tenues . ça m'allait pas, leurs symboles . Rien . Birdman , parti m'a laissé me noyer dans mes rêves. Au lieu de m'ouvrir les portes du monde .

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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