LE TISSEUR
DE
FILS OBSCURS
Fils unique de parents, dont l’emprise et la froideur des sentiments n’ont jamais réchauffé son cœur, Alexandre ne pardonne rien et n’éprouve aucune empathie pour l’autre. Au fil des années, errant dans une société qu’il déteste, il s’érige en censeur. Artiste peintre sans grand talent, il vivote au sein d’un couple, dont Aline, son épouse n’est qu’une colocataire au sein du domicile familial. Désemparée par l’attitude de son mari qui ne lui témoigne aucune forme d’affection, elle trouve refuge dans les bras d’un riche viticulteur ; Marquesan. Au cours de leur relation, un drame surviendra, ôtant la vie à leur fils unique. À partir de cet instant, rejetant l’entière responsabilité de cette tragédie sur sa femme, la douleur qui l’étreint l’amène à mettre en œuvre un scénario diabolique, destiné à la confiner le reste de son existence dans un écrin de culpabilité.
L’alcool, la drogue rythment son quotidien sans jamais édulcorer sa douleur. Douleur qu’il souhaite désormais imposer aux gens qu’il croise dans sa vie et qui fera de lui, un assassin. Quelque temps plus tard, il quittera le domicile conjugal et rencontrera un couple d’industriels assez fortuné, les Glomé-Jenont, dont l’épouse s’entiche rapidement de lui. À sa demande et par commodité, il la rejoint dans une petite ville de province, où il s’ennuie à mourir. Alexandre, le cerveau embrumé en permanence par ses addictions exècre, qu’ils soient riches ou pauvres, ce qu’il appelle « les résignés tremblotants ». Dans cette ville Il fera en sorte, de confronter les pleure-misère qu’il côtoie à une véritable souffrance. Les uns et les autres ne seront plus que des marionnettes, dont il tisse les fils. Certains devront vivre le reste de leur existence dans la honte et la culpabilité, d’autres mettront fin à leurs jours sans qu’Alexandre n’exprime le moindre remords.