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HELIOTROPE

un roman de SABINE LEPERLIER-ALLIOUX en préventes jusqu'au 07 Mars 2019

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21,00€ TTC

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Fournisseur : La P'tite Hélène Éditions

Fabricant : Bookpress.euro

Sans titre 3

 

BROCHÉ 284 PAGES

ISBN 9782378390648

15 % de remise jusqu'au 08 mars 2019

17,85 eur + 4,44 de frais de port

 

MERCI !

     HELIOTROPE

de SABINE LEPERLIER-ALLIOUX

 

Extrait :

Ils marchent silencieusement vers la jetée. Cette digue en bois sur pilotis, s’avance sur plus de trois cents mètres dans les hautes eaux lagunaires. Elle a été édifiée dans les années vingt sur le modèle du pont promenade anglais. A l’entrée, un restaurant de fruits de mer fermé à cette heure jouit d’un excellent point de vue. A mi-chemin sur le pont, des marchands glaciers offrent aux heures chaudes de la journée, une halte rafraîchissante sous leurs grands parasols de couleurs. Ils croisent quelques noctambules. Tout est silence, merveilleusement liquide. La lune est une goutte de miel  dans les eaux violines. Au bout de la jetée encorbeillée, des bancs sont prêts à appareiller vers la haute mer.

« Allons-nous asseoir et rêver un peu, propose la jeune-femme. Vers quelle contrée mystérieuse, m’emmènes-tu?

- Ferme les yeux. Ecoute. Entre la mer Noire et la mer Marmara…C’est l’heure où le Bosphore… Viennent les longues caravanes… Rouge, les vents du désert, sur sa corne d’alezane éparpillent les parfums de l’enfer. Peut-être, qui peut le dire. Les hommes ont soif simplement. Des montagnes de lait coulent, dans leur rêve et au couchant, voici la mer bleue, Istanbul. Les éthers pâment les ivraies de roses. Près des souks au grain bleu, les femmes spolient les murs, de la cité, déjà le feu, de la nuit monte l’aventure. Corsaires ivres du monastère des voiles, équarris au port, rouge felouque, le flot vapeur tisse et tremblent les oranges métissées du souk, déjà sirop d’orgeat ce me semble. L’orbe agrandit sa fatigue, couché soleil rouge à minuit, dans l’huile sulfatée que sont les eaux. On entend le battement des rames qui essuie la liquidité bleue des oiseaux effleurant de l’aile la nuit. Seul sur les pontons de marbre, dans la secrète nuit mineure, sa corne d’or retroussée, le Bosphore, je vois, s’accoupler la mer Noire avec sa sœur Marmara.

Et toi, où m’emmènes-tu ?

               Photo sabine leperlier allioux

          SABINE LEPERLIER-ALLIOUX

" Dans le temps du poème, tout est beau, clair. L’auteure a délaissé un temps, ce « vert paraclet »,  qu’elle a habité jeune plume sans envie d’être vue, et a construit la trame narrative de son premier roman en s’inspirant du PARDES. Quatre niveaux de lecture sont proposés au lecteur, pour simplement rassembler ce qui est épars. Peu importe qui on est, peu importe d’où l’on vient. Dans une poétique de l’espace, on s’efface. Seules comptent l’intentionnalité, la trace de soi dans la langue, la littérature."