LES MÈRES ORPHADESMA
ET LES JUMEAUX PERPENDICULAIRES
Orphadesma : adjectif, féminin, invariable, du grec « orphanos » (privé de) et « desmos » (lien,attachement), qualifie une femme dont l’enfant est décédé.
Note : Mot inventé à l’occasion de l’écriture de ce roman et qui pourrait (avec votre aide) trouver sa place dans une future édition d’un dictionnaire.
Ce livre s’adresse à : Toutes les mères Orphadesma,
Ce roman retrace les destins croisés et parallèles de Romy et Isaline, deux femmes, qui, à plus d’un siècle d’écart, subissent chacune les pertes succes-sives de l’homme qu’elles aiment et de leur unique enfant.
Orphadesma, c’est d’abord un mot pour dire l’indicible. Il ne s’agit pas seulement de réparer une carence du dictionnaire, mais davantage de nommer ces femmes qui ont perdu ce qu’elles avaient de plus cher : leur enfant. Un mot pour reconnaitre leur existence et les rendre visibles.
Aux jumeaux perpendiculaires et symét-riques, Qui, à l’instar de Romain et Romy, portent malgré eux le fardeau du regard des autres sur leur gémellité. Et qui n’ont, pour résister à ces comparaisons systématiques et aux injonctions silencieuses qui en découlent, que le lien très spécial qui les unit. Une construction « avec et contre » tout à la fois, dans laquelle ils puisent leur force mais dont le coût est parfois destructeur.
A tous ceux pour qui la vie se fait enfer et qui nourrissent alors l’espoir que celui-ci n’existe pas dans la mort et qu’elle sera leur délivrance. A ceux qui se réveillent un jour, surpris d’avoir survécu.
Et aux autres qui ne se réveilleront plus.
Et bien sûr, à tous ceux qui sont prêts à s’embarquer dans mon univers