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Max ou l'art subtil de vieillir !

un roman de Claude Colson 80 exemplaires en pré ventes à 15 % de réduction jusqu'au 30 Novembre 2018

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16,00€ TTC

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État du produit : Neuf

Fournisseur : La P'tite Hélène Éditions

Fabricant : Bookpress.euro

Colsn trait

 

   BROCHÉ 146 PAGES  

 

ISBN 9782378390372

en pré ventes jusqu'au 30 Novembre 2018

remise de 15 % 

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MAX OU L'ART  SUBTIL DE VIEILLIR

DE CLAUDE COLSON

 

(Pour notre époque, ce roman est une histoire symptomatique  : celle de deux amis qui ont dans un premier temps quelque difficulté à s'adapter à leur statut de nouveaux retraités..)

.../

 Max avait peu dormi et s'était levé de bonne heure pour préparer le petit-déjeuner. Alors qu'il peinait à trouver tout le nécessaire dans ce placard qu'il ne connaissait pas bien, il entendit un grand bruit provenant du couloir, suivi d'un juron à demi-étouffé.

Il se précipita et ne put retenir son rire en voyant Michel, les quatre fers en l'air au pied de l'escalier, en train de se masser la cheville gauche.

  • T'es sympa toi, j'aurais pu me casser le cou.
  • T'as l'air encore bien vivant pourtant.

Le ton était incertain. Max culpabilisait déjà de sa réaction réflexe. Heureusement son ami, pour qui la nuit avait été également plutôt courte, n'avait raté que la quatrième marche avant le bas et ce fut lui qui le rassura bien vite. Ils purent même rire ensemble de la mésaventure.

  • Comment t'as fait ton compte ?
  • Bah, j'ai l'esprit pas trop clair, je ne sais pas pourquoi.
  • Eh bien, mon cochon ! Avec tout ce que t'as picolé hier, tu te demandes encore ce qui t'arrive ?
  • J'aurais bu tant que ça, t'es sûr ?

Le regard en coin de Michel ne trompait pas et tous deux s'esclaffèrent de nouveau.

  • Mais, restons sérieux, tu sais, Michel, tu devrais faire un peu plus attention ; ça va finir par te jouer des tours. Ta santé...
  • Fiche-moi la paix avec ça. Je sais ce que je fais et pourquoi je le fais. Si t'as que ça à m'dire, tu peux te tirer !
  • Ne te fâche pas, c'était juste pour toi...
  • Bon, n'en parlons plus, mêle-toi de ce qui te regarde et allons plutôt boire un jus. T'as su l'faire au moins ?
  • J'ai pas trouvé l'sucre.
  • C'est donc ça, le ramdam qui m'a réveillé. De toute façon, j'm'en fous, j'en prends pas.
  • Arrête de ne penser qu'à toi, sale égoïste.

Le ton était à nouveau celui de la plaisanterie et tous deux se dirigèrent vers la table dressée par Max.

Comme à son habitude, Michel se contenta d'un grand bol de café noir et d'un pain au chocolat ; les jours de  grande  faim il en mangeait deux. Max en revanche avait toujours un solide appétit et son repas se composait de sucré, certes : chocolatine, tartine de confiture, mais il le complétait volontiers de pain beurré et souvent de fromage.

Tandis que Michel noyait sa solitude plutôt dans le liquide et restait de corpulence mince, presque sèche, Max, lui, se jetait volontiers sur la nourriture et affichait un respectable embonpoint. Chacun résiste à sa manière aux vicissitudes de la vie.

C'était d'ailleurs une source de plaisanterie entre eux : la béquille était pour l'un le cigare et l'alcool, pour l'autre c'était la gourmandise – n'allons quand même pas jusqu'à dire la goinfrerie. Max disait parfois à son ami en rigolant : je ne viendrai plus chez toi ; avec ton unique repas par jour, tu m'affames !

   C'était une boutade car Michel faisait au moins des courses, un bel effort, lorsqu'il recevait son copain de toujours (plus de quarante ans qu'ils se fréquentaient, à présent), sans toutefois manger lui-même davantage pour autant. Il le laissait d'ailleurs se servir tout seul dans le réfrigérateur, mais quelquefois il lui cuisinait une purée maison de toute beauté. Max n'en avait jamais mangé de meilleures. Il faut dire qu'il ne lésinait pas sur la quantité de gras. Max le charriait en disant : tu y a encore mis la moitié de la pièce de beurre. Il faut savoir que la couleur jaune qu'elle affichait était troublante. Un plaisir, à consommer à petite dose. Pourtant Max le retrouvait volontiers à chaque fois : c'était devenu l'un des symboles de la permanence de leur amitié. Ces choses qui paraissent immuables, ... tant elles durent...

Colson pour luc

Claude Colson

De son vrai nom, Jean Claude Collau. Né en 1949 dans le  Hainaut-Cambrésis ( France , département du Nord).Il y demeura longtemps et, Chti d'origine et de coeur, il reste très attaché à cette région.

Issu d’un milieu modeste, il put faire des études (paralittéraires  à Lille III) qui le menèrent au professorat en lycée durant plus de vingt ans.

Essonnien depuis 1987.  Agrégé d'allemand, il est aujourd'hui à la retraite. Père de trois enfants.

Vers 1990 de nombreux déplacements lui rendirent le goût de la lecture et c’est presque naturellement qu’un jour de 1995 il prit la plume pour exorciser un trop plein de vécu. Il ne l’a guère lâchée.

Ses genres de prédilection : le poème en vers libres, l'autofiction, le texte court, le journal, puis la fiction romanesque dans des novellas.

Ses thèmes favoris : en poésie, la nature, l’humain, l’amour dans sa forme exacerbée qu’est la passion. Avec un souci de recherche de beauté, comme adéquation entre le fond et la forme. 

Inspiration plus diverse dans ses romans courts, sentimentaux, historique, parapoliciers…

Beaucoup de ses écrits sont également diffusés, en lecture libre, sur le net. (atramenta.net)  

Son blog :

 https://claudecolson.com